Chroniques Birmanes

Continuant ma lecture de roman graphique, j’ai eu grand plaisir de découvrir Guy Delisle avec ses Chroniques Birmanes. Un style qui me plait énormément. De plus, le voyage que j’avais fait dans ce beau pays ma marqué pour la vie. Une superbe expérience.

4e de couverture : 

Guy Delisle s’est rendu en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans frontières. Comme dans ses précédents ouvrages, il raconte son quotidien : les gens, la culture, la dictature… Dans ce livre, il est totalement désabusé et il connaît une déprime, allant de désillusion en désillusion du fait de ses difficultés quotidiennes, et de ses responsabilités dans l’éducation de son fils, Louis, et surtout de l’impossibilité de prendre contact avec Aung San Suu Kyi, célèbre prisonnière politique (prix Nobel de la paix en 1991), qu’il rêve de rencontrer.

Nous nous retrouvons dans la Birmanie des années 2000. L’armée est toujours en place avec tous ses inconvénients. Guy Delisle nous raconte son passage d’une année dans ce magnifique pays avec sa famille. L’humour est super présent, l’on sent certaines tensions via l’oppression militaire, le quotidien n’a rien de normal et la vie de famille est particulière. Sa femme travaille pour médecin sans frontière et ce qui contribue énormément au récit. De plus le fils, Louis, grandit et apporte son lot de soucis. Et élevé un bébé en Birmanie fera aussi bien cogité nos protagonistes. Une perle écrite par ce dessinateur de talent. Je me réjouis de découvrir ses autres livres. Une très grande recommandation !

Biographie de l’auteur :

Après des études d’arts plastiques, il se tourne vers l’animation au Sheridan College d’Oakville (Ontario), il travaille dans différents studios à travers le monde, d’abord à Montréal pendant deux ans, puis en Europe (Allemagne, France), en Asie (Chine en 1995 et 1997, Viêt Nam, Corée du Nord, Jérusalem) et à La Réunion. Il réalise en 1994 son premier court-métrage : Trois petits chats.

Ses expériences de superviseur d’animation en Asie fourniront ainsi matière à deux albums autobiographiques, Shenzhen en 2001 et Pyongyang en 2003, diffusés en France par la maison d’édition l’Association.

Paru en 2007, Chroniques birmanes relate un séjour d’une année qu’il effectue à Rangoon où il suit son épouse, expatriée de Médecins sans frontières.

Quatre ans plus tard paraît Chroniques de Jérusalem qui relate l’année 2008-2009 passée par la famille en Israël — il a en particulier vécu en direct l’Opération plomb durci à Gaza en décembre 2008. L’album lui vaut le prix du meilleur album au festival d’Angoulême en 2012. Ses ouvrages sont traduits dans plusieurs langues.

En 2013, il publie Le Guide du mauvais père, histoires courtes humoristiques sur la difficulté d’élever ses enfants.

En 2016 paraît S’enfuir, récit d’un otage français dans le Caucase. En parallèle, à partir de 2013, il entreprend la chronique humoristique de la vie de famille avec Le Guide du mauvais père (Delcourt)7. Auparavant, Delisle s’est inspiré de ses enfants avec la série Louis, démarrée en 2005 (Delcourt).

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.