Les aventures farfelues d’un Fakir

J’ai lu les deux livres de Romain Puértolas qui raconte les aventures farfelues d’un Fakir en Europe.

Acheté à l’aéroport il y a 5 ans, parce que la couverture et le titre m’ont attiré, j’ai beaucoup ri avec le premier tome. Et je l’ai vivement recommandé à mon entourage qui l’a tout aussi bien réceptionné. Le livre est construit de telle manière qu’un film ou une série serait facilement adaptable. D’ailleurs cet été, un long métrage reprend les grandes lignes du roman, mais en lisant le synopsis et en regardant la bande-annonce, je ne retrouvais pas toutes les subtilités du livre. J’attendrais qu’il passe à la télévision pour découvrir Ajatashatru Lavash Patel à l’écran.

J’ai découvert dans une librairie que le tome 2 était sorti, et je m’y suis réjoui de retrouver notre Fakir. On sent que l’écriture n’est pas tout à fait la même, mais les enjeux de l’auteur au travers des protagonistes restent les mêmes. Nous retrouvons le grand vaudeville et le farfelu du premier volume. L’histoire est sans prétention, mais par contre la fin est toute particulièrement bien amenée.  Il traite avec humour des thèmes durs comme la crise migratoire ou encore le racisme envers les Roms.

Si vous aimez bien rire, des histoires quelque peu improbables, les jeux de mots recherchés, les références humoristiques bien senties, un bon moment de lecture et vous changez les idées; ce livre est pour vous. Si vous aimez que l’histoire puisse être réelle, passez votre chemin. Je vous recommande surtout le premier livre qui est bien plus drôle que le deuxième. Mais on est bien heureux de retrouver notre Fakir fétiche dans une nouvelle histoire. Peut-être un troisième opus pour nous régaler encore une fois ? Peut-être plus sombre que les deux premiers tomes.

4e de couverture,  L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea :

Un voyage low-cost… dans une armoire Ikea! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page, mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres. Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, « j’arrache ta charrue » ou « achète un chat roux »), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu.  Profession: fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre et lampeur de lames postiches. Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur: un lit à clous

4e de couverture, Les nouvelles aventures du fakir au pays d’Ikea :

Rappelez-vous l’épisode précédent : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea ; soit Ajatashatru Lavash Patel, qu’on expectorera selon les goûts et la virtuosité phonique achète-une-truelle ou jette-un-tas-de-choux, as de l’arnaque fakirique en tout sens et madré épateur de gogos. Après un soubresautant tour du monde emboîté dans une armoire Ikea qui l’avait vu, par avion ou par cargo, transbahuté d’Angleterre en Espagne et de Paris à Tripoli, nous avions laissé l’homme coulant les plus doux des jours avec Marie Rivière, la dame de son cœur et écoulant par palettes entières le récit de sa déménageante saga. Les gens heureux étant privés d’histoires et comme d’urgence il nous en faut une, voilà. Alors que notre héros macère dans l’aisance avec la volupté d’un cornichon dans la saumure et se confit dans le plus gras bien-être, son éditeur retoque son second opus, lisse à l’excès et bien bouffi de consensualité. Pour la faire brève, notre fakir est devenu mou du clou, glabre du sabre et son tapis de braises vire à la moquette haute laine. Réagissez, mon bon ! Et notre Patel de repartir à la reconquête de soi. Cap sur la Suède pour rencontrer Dieu lui-même, l’Allah de la clé Allen, le maître d’Ikea, et se fournir en Kisifrøtsipik, la Rolls du tapis à clous. Par chance, dès l’aéroport, les choses vont mal : emporté dans une louche affaire de diamants, confronté au baron Shrinkshrankshrunk, patron de Nespressé et roi de la dosette corsée, au professeur Ronaldo, gemmologue brésilien, sauvé de la mort par une édition polonaise d’Autant en emporte le vent, il se retrouve cloué dans une commode et largué en pleine Baltique, d’où il sera sauvé pour coulisser dans la confraternité d’un cirque belge et apporter une assistance magique à des réfugiés syriens. Tout cela entrecoupé de souvenirs d’enfance marqués par la férule et la duplicité de son maître et initiateur Baba Ohrom. Alors, on avale sa boussole, on ravale sa carte et on mise à l’aveugle. Avec la seconde aventure de son fakir, Romain Puértolas, en digne fils de Verne et parfait gendre d’Alexandre Dumas, réaffirme cette vérité d’évidence : le monde n’est qu’une commode Ikea, assemblée par un fakir, pleine de fausses portes et de doubles fonds, et que l’on assemblera jamais !

Je vous mets la bande-annonce du film quand même : 

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